Karim Bouamrane, candidat à la présidentielle, met “absolument sur le même plan” Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen
Le candidat à l’élection présidentielle et maire (PS) de Saint-Ouen-sur-Seine, Karim Bouamrane met “absolument sur le même plan” Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen “bien qu’ils n’aient pas la même matrice idéologique”.
“Mais aujourd’hui, notre combat, c’est le Rassemblement national. Et la meilleure assurance vie, c’est Jean-Luc Mélenchon. Regardez les sondages”, déclare-t-il.
Il estime que des élus de La France insoumise, “en scandant des phrases comme ‘le PS dehors’, en nous divisant”, “sont le marche pied du Rassemblement national”.
Valérie Pécresse assure que “la région Île-de-France va venir en aide aux commerçants”
Valérie Pécresse assure que “la région Île-de-France va venir en aide aux commerçants”
Invitée sur BFMTV, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse présente une “très belle aide” pour les commerçants parisiens victimes de dégradations et de pillages en marge de la manifestation du 17 octobre.
“Il y aura 5.000 euros d’aide d’urgence pour réparer, 2.000 euros pour les aider à sécuriser leur commerce avec des caméras, des grilles, des boutons d’alarme… La chambre de commerce et d’industrie ajoutera 1.500 euros et la ville de Paris m’a dit qu’ils ajouteront encore une aide”, liste-t-elle.
Au total, cette aide est chiffrée à “plus de 10.000 euros”: “ça ne suffira pas car ils demandent d’abord de la sécurité”, juge-t-elle. Valérie Pécresse demande des tracés qui ne passent pas au cœur des zones commerçantes et “des patrouilles jour et nuit”.
“Il faut sauver l’année scolaire”: Valérie Pécresse demande l’arrêt des blocages
“Il faut sauver l’année scolaire.” Valérie Pécresse, présidente LR de la région Île-de-France, appelle à l’arrêt des blocages.
Invitée sur BFMTV, elle salue “le pas” réalisé par le gouvernement. “Je le dis aux bloqueurs, il faut sauver l’année scolaire. Les lycées bloqués sont ceux dans lesquels les jeunes sont les plus fragiles socialement, qui ont le plus besoin d’étudier”, estime-t-elle.
Selon Valérie Pécresse, “les bloqueurs seront responsables d’un lycée à deux vitesses. Les enfants privilégiés s’en sortiront toujours car ils auront les moyens de rattraper les cours ratés”.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray affirme que “l’intérêt général aujourd’hui, c’est que les élèves aillent en cours”
“Pendant trois semaines, on a dialogué. J’ai vu plusieurs fois les associations de lycéens”, retrace Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale. Il rappelle que les élèves ont déposé plus de 100.000 contributions sur la plateforme dédiée à faire remonter leurs revendications.
Malgré les annonces et “le dialogue”, l’intersyndicale jeunesse a appelé les lycéens à poursuivre la mobilisation. “L’intérêt général aujourd’hui, c’est que les élèves aillent en cours”, réagit-il à la fin de son entretien au micro de BFMTV.
“La rentrée 2027, c’est moi qui la prépare”: le ministre de l’Éducation nationale rassure sur le choix des dates pour la mise en place des mesures
Les mesures annoncées par le gouvernement en faveur des lycéens seront mises en place à la rentrée 2027 ou lors de l’année 2028. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, rassure sur le choix de ces dates même si une élection présidentielle se tient en avril 2027.
“La rentrée 2027, c’est moi qui la prépare. Personne n’est en mesure de changer une rentrée au mois de mai. Tout ce qui devra être fait sera fait. Pour Parcoursup en 2028, le travail va commencer dès maintenant. On va essayer de trouver une base législative commune.”
“J’ai mal à ma démocratie”: le ministre Édouard Geffray réagit après une séance houleuse à l’Assemblée nationale
“J’ai mal à ma démocratie”, lance Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, invité sur BFMTV après que des élus de gauche ont quitté l’hémicycle lors d’une question du chef des députés RN Sébastien Chenu sur l’attentat dans les Yvelines.
“Ce à quoi on a assisté aujourd’hui ne correspond pas à la culture de notre pays qui est le pluralisme. Aujourd’hui, il y a un écart entre la culture du débat et un spectacle un peu triste. Ça devrait être un moment de communion nationale.”
Un fonds de soutien et des aides allant jusqu’à 10.000 euros pour les commerces dégradés et pillés en marge des manifestations
Le ministre du Commerce, Serge Papin, a annoncé, dans un entretien au Parisien, la création d’un fonds de soutien aux commerces touchés par les pillages et les dégradations commises en marge des manifestations du 17 et 18 octobre.
Ce fonds doté de “plusieurs millions d’euros” pourra verser des aides allant “jusqu’à 10.000 euros pour les commerces les plus durement touchés” et s’adresse aux “entreprises de moins de 50 salariés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros”, comme nous l’expliquons dans cet article.
“On n’est pas obligé de cautionner une hypocrisie”: Laurent Baumel revient sur la sortie de l’hémicycle de députés de gauche lors d’une question de Sébastien Chenu
Laurent Baumel, député “Socialistes et apparentés” d’Indre-et-Loire, revient, au micro de BFMTV, sur la sortie de l’hémicycle des députés socialistes et écologistes pendant la prise de parole du chef des députés Rassemblement national Sébastien Chenu.
“On n’est pas obligés de rester assis et de cautionner une mascarade et une hypocrisie. J’ai ressenti comme difficile et insupportable de rester là et cautionner le fait que M. Chenu allait s’inclure dans le champ de républicains qui condamne cet attentat raciste alors que matin, midi et soir, il fait partie d’un parti qui désinhibe la parole. Ce n’est pas nouveau, on le voit dans nos campagnes électorales.”
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, plaide pour que les prochaines élections “ne permettent plus l’élection d’un nombre aussi massif de parlementaires du Rassemblement national”
Le maire Génération.s de Trappes, Ali Rabeh, lance un appel aux forces politiques “de l’arc républicain”. Il plaide pour que les prochaines élections, présidentielle et législatives, “ne permettent plus l’élection d’un nombre aussi massif de parlementaires du Rassemblement national, qui prônent la discrimination raciale à travers la préférence nationale et qui préparent la guerre d’une France contre l’autre”.
“Nous sommes un seul peuple, un grand peuple, qui doit être uni dans sa diversité et qui doit en faire une richesse”, ajoute-t-il, lors d’une conférence de presse à l’issue des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, relève l’absence “éloquente” de Marine Le Pen dans l’hémicycle et critique l’évocation par Sébastien Lecornu de Quentin Deranque
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, salue le fait d’avoir pu voir la “représentation nationale debout” et “unie” à l’Assemblée nationale pour la “minute de silence solennelle” en hommage aux victimes de l’attentat raciste commis dans les Yvelines vendredi.
Il relève l’absence “éloquente” de Marine Le Pen, “la candidate du parti d’extrême droite qui n’a manifestement pas pu soutenir le regard de la famille de Pengo” Bossio Wangi qui se trouvait dans l’hémicycle. La députée et candidate RN à l’élection présidentielle était absente pour “raisons d’agenda” a appris BFMTV auprès du groupe parlementaire.
“J’ai également été surpris de voir le Premier ministre, Sébastien Lecornu,” évoquer “le cas de Quentin Deranque”, militant d’extrême droite tué à Lyon en février, ajoute-t-il. “Il y a une forme d’indécence, dans cette réponse, à renvoyer dos à dos, je reprends ses termes, ultradroite et ultragauche alors que le discours de l’extrême droite vient d’armer la main d’un terroriste qui a tenté de faire des dizaines de morts”, estime le maire.
Celui-ci regrette aussi de n’avoir pas entendu le mot “islamophobie” prononcé “dans la bouche des représentants” du gouvernement, “car le périple du tueur l’a mené auprès de deux mosquées, ce n’est pas une coïncidence”.
Des députés de gauche quittent l’hémicycle lors d’une question de Sébastien Chenu sur l’attentat de Trappes, colère de Sébastien Lecornu
Alors que le député RN Sébastien Chenu, parle de l’attentat raciste commis à Trappes et présente ses “condoléances” à la famille du jeune homme tué, les députés socialistes et écologistes quittent l’hémicycle. Il interpelle le Premier ministre en affirmant qu’une “démocratie s’écroule lorsqu’elle se communautarise” et se “barricade” et demande au gouvernement de “restaurer l’Etat de droit”.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dénonce l’absence d’un “réflexe d’unité républicaine pour défendre les valeurs de la République”. “J’ai le souvenir d’attentats terroristes dans le passé” après lesquels “il y avait même un délai de décence, de dignité, dans lequel on pleurait les victimes, dans lequel on respectait le deuil des familles” ce qui “n’empêchait pas le débat démocratique”. Le Premier ministre dénonce “un spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle” et appelle au “sursaut”. “Tout sent le recel politicien”, ajoute-t-il.
S’adressant aux députés de gauche qui ont quitté l’hémicycle, Sébastien Lecornu déclare: “croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l’extrême droite, du Rassemblement national”. “Vous devriez justement, précisément, être présents dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l’unité de la République”.
Sébastien Lecornu dénonce des “discours qui finissent par armer d’autres qui, eux, passent à l’acte”
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, appelle à “être clair sur le rejet de toute forme de violence”. Il dénonce les “discours qui finissent par armer d’autres qui, eux, passent à l’acte”.
“Dans la République, le combat pour ces valeurs ne se fait pas à la carte et c’est le message que j’essaie de déployer depuis que je suis Premier ministre, y compris dans cette Assemblée lorsqu’on était tous bouleversés par cet affrontement entre ultragauche et ultradroite avec la mort de Quentin” Deranque, déclare Sébastien Lecornu.
“Dans la République, on ne peut pas opposer un mort à un autre mort”, ajoute-t-il, alors que certains élus protestent contre ses déclarations dans les rangs de l’Assemblée.
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Cyrielle Châtelain demande un hommage national en honneur des victimes de l’attentat raciste de Trappes
Cyrielle Châtelain, présidente du groupe Écologiste et Social, entame les questions au gouvernement en évoquant l’attentat raciste commis dans les Yvelines vendredi.
Elle salue notamment, sous les applaudissements de son groupe, “le travail et la justesse des propos” du maire de Trappes, Ali Rabeh, qui dénonce depuis vendredi “le discours martelé contre les étrangers, les immigrés, les musulmans, qui a contribué à les ériger en ennemis de l’intérieur”. Cyrielle Châtelain demande au gouvernement un hommage national en honneur des victimes de l’attentat.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, répond en parlant de “l’émotion profonde” qui traverse le pays face à ce “drame”. Le Premier ministre dénonce “une violence et une haine aveugles”. “C’est un attentat terroriste raciste”, affirme-t-il, appelant à mettre “les mots sur ce qu’il s’est passé”. Il ne répond pas sur la question d’un hommage national.
Une minute de silence observée pour les victimes de l’attentat de Trappes
Avant le début des questions au gouvernement, les députés observent une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes qui a fait un mort, Pengo Bossio Wangi, quatre blessés graves et trois blessés légers.
Pengo Bossio Wangi, espoir du MMA, a été tué par balles à Trappes. Ce Français de 26 ans était d’origine congolaise, selon un employé du club Atch Academy, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) où il s’entraînait. Selon son fondateur, Stéphane Chaufourier, il “se dirigeait vers une carrière professionnelle”.
Sa petite sœur a confié au média Blast que son frère, chrétien, était un “hypersensible”, “meurtri par les choses du monde”. “Il était toujours prêt à aider les gens, (…) travailleur et passionné de sport”, a déclaré à l’AFP l’avocat de sa famille, Me Yassine Bouzrou.
“Il avait des rêves, des projets, une vie à construire. La haine raciste lui a volé cet avenir”, a déclaré la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.
Colère sociale, attentat dans les Yvelines… Les questions au gouvernement débutent
Les questions au gouvernement débutent à l’Assemblée nationale. Attentat raciste à Trappes, manifestations du 17 octobre, Parcoursup… Le gouvernement va répondre aux questions de plusieurs groupes politiques.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, à l’Assemblée nationale pour assister aux questions au gouvernement
Le maire Génération.s de Trappes, Ali Rabeh, est arrivé à l’Assemblée nationale aux côtés de députés du groupe Écologiste et Social pour assister en tribune aux questions au gouvernement.
Plusieurs groupes parlementaires doivent y aborder l’attentat raciste qui a eu lieu dans sa ville vendredi dernier, faisant un mort et quatre blessés graves.
L’Unef affirme que la mobilisation des étudiants “va reprendre” lundi
Lundi prochain, la mobilisation des lycéens et des étudiants “va reprendre” après les vacances de la Toussaint car “les mesures qui ont été annoncées sont insuffisantes”, affirme sur BFMTV Manon Moret, secrétaire générale du syndicat étudiant Unef.
“Dès lundi, les étudiants seront mobilisés pour aller arracher ces victoires”, ajoute-t-elle, au lendemain d’annonces du gouvernement qui n’ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes.
Ce matin, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a déploré que les “lycéens qui sont arrivés à l’université il y a quelques mois” aient eu “quatre semaines de cours et tout s’est arrêté”, jugeant cette situation “pas possible”.
“On a des jeunes qui sont prêts à mettre dans la balance une année de réussite scolaire ou universitaire parce que la situation est tellement catastrophique dans le service public de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur que l’heure est à la mobilisation générale”, répond sur BFMTV Manon Moret.
Loi casseurs-payeurs: le gouvernement veut pouvoir bloquer Tiktok, Instagram ou X s’ils ne retirent pas les contenus “appelant à l’insurrection” en une heure
Un amendement au projet de loi “casseurs-payeurs”, qui doit être examiné par les sénateurs aujourd’hui, prévoit d’imposer aux plateformes le retrait, en une heure, de contenus appelant à l’insurrection. En cas de refus, l’État pourrait demander leur blocage ou leur déréférencement, comme nous vous l’expliquons dans cet article.
La CGT a déposé son parcours de manifestation pour le 31 octobre à Paris
Comme la coordination des gilets jaunes, la CGT a également déposé en préfecture de police sa demande de parcours pour la manifestation du 31 octobre, a appris BFMTV. Le syndicat n’a toutefois pas révélé quel parcours il a réclamé.
Les syndicats enseignants maintiennent l’appel à la grève pour le 5 novembre
Insatisfaits après la réunion avec Édouard Geffray, les syndicats enseignants maintiennent leur appel à la grève pour le 5 novembre prochain. Le manque d’annonces fortes sur la revalorisation des salaires “fait partie des raisons qui motiveront l’appel à la grève”, annonce Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU.
“Les premiers pas qui ont été faits par le gouvernement sous la pression ne suffisent pas, mais puisque la pression à l’air de faire bouger le gouvernement, on va continuer à faire monter la pression le 5 novembre et après.”
“Le compte n’y est pas”: les syndicats enseignants ressortent déçus de leur réunion avec Édouard Geffray
Les syndicats enseignants, tout juste sortis de leur réunion avec le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, estime que “le compte n’y est pas”.
“Sur la question des salaires notamment, on sait que c’est une urgence de revaloriser les personnels de l’éducation nationale et aujourd’hui il n’y a toujours aucune mesure. Tout est renvoyé au débat parlementaire”, lance Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, au micro de BFMTV.
Une proposition de loi visant l’augmentation des salaires et des pensions dans la niche parlementaire de LFI
Le député Hadrien Clouet présentera lors de la niche parlementaire de La France insoumise ce jeudi une proposition de loi visant l’augmentation des salaires et des pensions. Il s’agira de la cinquième proposition de loi à l’ordre du jour, sur les 11 que compte présenter le parti.
La France insoumise proposera également en début de niche un projet de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap, alors que le besoin d’AESH fait partie des revendications des enseignants depuis de nombreuses années.
De Bastille à Concorde: la coordination des gilets jaunes a déposé un parcours de manifestation pour le 31 octobre à Paris
La coordination des gilets jaunes a déposé ce matin à la préfecture de police de Paris sa demande de parcours pour le cortège de la manifestation du 31 octobre, a appris BFMTV.
Elle demande un départ place de la Bastille à 14h, pour une arrivée place de la Concorde, non loin de l’Assemblée nationale, en passant par l’opéra Garnier et les Grands Boulevards.
“C’est des miettes”: l’Unef juge les annonces gouvernementales pour la jeunesse “très insuffisantes”
Les annonces gouvernementales sont “très insuffisantes” pour l’Unef. “On considère que c’est des miettes données à la jeunesse”, lance la secrétaire générale Manon Moret sur BFMTV. “Les annonces ne convainquent pas les lycéens et les étudiants, ni même les enseignants.”
“Je pense par exemple au nombre de places en enseignement supérieur: on nous promet 15.000 places supplémentaires quand on sait que 10.000 ont été supprimées l’an dernier. On nous explique qu’il y aurait un milliard d’euros donné pour les universités sur cinq ans, donc 200 millions d’euros par an, sachant que dans le projet de loi de finances 2027 on perd déjà 200 millions”, explique-t-elle.
Pour François Hollande, le gouvernement “a déjà perdu beaucoup de temps avec les lycéens” et doit ouvrir les négociations sur le pouvoir d’achat après le 5 novembre
“Il faut que le pouvoir d’achat puisse être amélioré”, a répété l’ancien président de la République François Hollande, en déplacement dans le Finistère. Selon lui, les aides carburants sont notamment insuffisantes.
Le prédécesseur d’Emmanuel Macron appelle le gouvernement a écouter la colère sociale autour du pouvoir d’achat le plus tôt possible. “Je souhaite que le gouvernement ne prenne pas trop de temps pour comprendre cette nécessité d’ouvrir une négociation avec les organisations syndicales et le patronat.”
“Il a déjà perdu beaucoup de temps avec les lycéens”, ajoute-t-il. “On aurait pu s’épargner un certain nombre de mouvements. Il faut que ça aille vite après le 5 novembre.”
Marine Le Pen demande au gouvernement d’être “plus précis” dans ses annonces sur Parcoursup
En sortie de conférence des présidents de groupe à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a jugé que Parcoursup était “le point de crispation” de la colère lycéenne.
Interrogée par les journalistes sur les annonces du gouvernement en réponse aux revendications lycéennes, elle les estime “extrêmement vagues”. “Une refonte de Parcoursup ça peut être tout et n’importe quoi. Il faut que le gouvernement soit plus précis.”
Une minute de silence pour Pengo Bossio Wangi, victime de l’attentat raciste à Trappes, observée à l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale observera une minute de silence à 15h pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, jeune homme de 26 ans mort dans l’attentat raciste des Yvelines ce vendredi, a annoncé Mathilde Panot en conférence de presse.
Jean-Michel Blanquer salue le choix du gouvernement de créer des places en BTS et DUT
Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l’Éducation nationale d’Emmanuel Macron, a salué la “bonne annonce” du gouvernement qui a indiqué la “création de places en BTS et en DUT”, “parce que c’est là qu’il y a une pression et qu’il y a des débouchés pour les étudiants”.
“Les universités n’ont pas vocation à accueillir toute la population française”, assure-t-il sur franceinfo.
“Parcoursup a été un progrès énorme par rapport à la situation antérieure”, maintient Jean-Michel Blanquer
“Parcoursup a été un progrès énorme par rapport à la situation antérieure”, maintient l’ancien ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer à l’origine de la plateforme, malgré les annonces du gouvernement de la refonte puis du remplacement de Parcoursup.
“Ça a représenté un progrès pour les universités. Il y a un seul chiffre à donner: il y avait en 2017 en France 60% d’échec en fin de première année d’enseignement supérieur. C’est un scandale français”, a-t-il expliqué ce matin sur franceinfo. “Ce chiffre est descendu depuis 2017 à près de 50%. C’est encore beaucoup trop, mais une baisse de 10 points est considérable.”
Attentat raciste dans les Yvelines: Clémence Guetté demande une commission d’enquête parlementaire
La députée insoumise du Val-de-Marne Clémence Guetté a annoncé demander “aujourd’hui une commission d’enquête parlementaire” après l’attentat raciste dans les Yvelines pour “établir les responsabilités.”
La parlementaire avait déjà fait une demande de commission d’enquête après des événements similaires. “Car malheureusement, la mort de ce jeune homme n’est pas le premier crime à caractère raciste ces dernières années”, précise-t-elle.
“Les annonces ne sont pas suffisantes”: les syndicats d’enseignants s’apprêtent à être reçus par Édouard Geffray
Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, estime que “les annonces du ministre ne sont pas suffisantes”. “Il a oublié de parler de la revalorisation des personnels, c’est un élément qui est très important pour recruter plus de personnels et sortir de la crise”, souligne-t-elle sur BFMTV, avant d’être reçue par Édouard Geffray aux côtés d’autres représentants syndicaux.
Elle appelle aussi à réduire les effectifs des classes “dans toutes les classes des lycées et des collèges”, à “aller plus loin sur Parcoursup” et “sur les créations d’emploi nécessaires pour améliorer les conditions d’étude”.
“La voie professionnelle a été complètement oubliée”, dénonce à son tour Axel Benoist, cosecrétaire général du Snuep-FSU.
“De l’argent, il y en a dans ce pays”: Clémence Guetté appelle à investir 10 milliards d’euros pour la jeunesse en réinstaurant l’ISF
Clémence Guetté, députée LFI du Val-de-Marne et vice-présidente de l’Assemblée nationale, assure sur franceinfo que le “problème principal” dans l’enseignement supérieur “est le nombre de places dans les filières que les étudiants souhaitent pouvoir suivre”. “Il faut 250.000 places en plus. Il faut rénover les universités et en construire”, insiste-t-elle.
“Le nerf de la guerre, ce sont les moyens. Là, le budget du gouvernement n’est pas à la hauteur des revendications des lycéens et des étudiants.”
Elle appelle à mettre 10 milliards d’euros sur la table pour les étudiants. “Cela correspond à la réinstauration de l’ISF. De l’argent, il y en a dans ce pays, il suffit d’aller le chercher”.
Le maire de Trappes “n’attend rien” du RN mais appelle ceux qui ont le “pouvoir de contrecarrer” le racisme à se mobiliser
Ali Rabeh, maire Génération.s de Trappes, sur BFMTV-RMC dénonce les propos portés par le Rassemblement national et appelle “ceux qui dans la société ont une influence” pour “contrecarrer le discours raciste” à “se mobiliser plus fortement”.
“Quand Edwige Diaz continue à dire que Trappes est une République islamiste, le revendique et réitère ses propos et ceux de son président Jordan Bardella… De ce camp-là je n’attends rien. D’un parti qui vient de reconduire un antisémite à sa tête, je n’attends rien. En revanche de nous tous et toutes, j’attends beaucoup”, explique l’édile.
Attentat raciste dans les Yvelines: “la société dans son ensemble a baissé les armes”, estime le maire de Trappes
“La société dans son ensemble a baissé les armes”, déplore le maire Génération.s de Trappes Ali Rabeh sur BFMTV-RMC. “On a pu considérer que stigmatiser tout un territoire et toute sa population ou une partie du peuple français, ça ne prêtait pas à conséquence.”
Il appelle à “collectivement se ressaisir, tirer les leçons de ce qu’il s’est passé et de la dérive de notre débat public”.
“L’essentiel du message que je souhaite passer c’est que nous sommes un seul peuple, et qu’on ne peut pas dresser a France contre elle-même.”
Laurent Nuñez annonce un dispositif policier “aussi conséquent que samedi dernier” pour le 31 octobre
Le dispositif policier le 31 octobre sera “aussi conséquent que samedi dernier”, promet le ministre de l’Intérieur sur RTL. “La solution ne peut pas être que sécuritaire, mais elle doit d’abord être sécuritaire.”
Laurent Nuñez promet de tout faire pour ne pas avoir un deuxième 17 octobre. “C’est la mission qui m’a été assignée.”
La loi “casseurs-payeurs” n’est “pas répressive”, défend Laurent Nuñez
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, assure sur RTL que le projet de loi “casseurs-payeurs” qu’il va défendre au Sénat à partir d’aujourd’hui “n’est pas une loi répressive”. “C’est une loi qui modifie les mécanismes de responsabilité civile.”
“On crée une responsabilité solidaire. (…) Il y a déjà une responsabilité pénale, vous êtes en faute!”
La loi permet également de “chercher la réparation financière sur un certain nombre de prestations sociales” si la personne condamnée n’est pas solvable.
Toutes les universités vont rouvrir à la rentrée ce lundi, assure le ministre de l’Enseignement supérieur
L’ensemble des universités va rouvrir ce lundi, après les vacances de Toussaint, annonce Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur.
Quelques bâtiments resteront encore fermés à la suite de dégradations, mais “on va tout faire pour rouvrir tous les bâtiments” le plus vite possible assure le ministre.
“Il faut que tout le monde se remette au travail” à la rentrée scolaire, demande le ministre de l’Enseignement supérieur
Face aux appels à la mobilisation au retour des vacances de Toussaint, le ministre de l’Enseignement supérieur demande à arrêter les blocages.
“Il faut que tout le monde se remette au travail. Ça ne veut pas dire que les négociations s’arrêtent là. (…) Le travail de négociation doit continuer”, explique Philippe Baptiste sur France 2.
Et d’ajouter: “on a un droit à manifester et ne pas être d’accord. Mais le droit au blocage n’existe pas, et il y a aussi le droit à étudier.”
Une plateforme Parcoursup “plus simple” ouvrira en janvier, mais le lycée d’origine sera “probablement” toujours mentionné
En janvier, les lycéens auront une plateforme “plus clair et plus simple” que celle de l’an dernier, promet Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur sur France 2. “Il y a plein de choses qui vont se voir directement.”
Néanmoins cette année, la mention du lycée d’origine ne sera “probablement pas” supprimée. “Mais on mettra tout en place pour que ça se fasse mécaniquement l’an prochain.”
“Il faut faire évoluer Parcoursup, mais ma responsabilité première, c’est que tous les lycéens cette année trouvent une place dans le supérieur l’an prochain”, conclut le ministre.
Des manifestations hors des centres-villes: “c’est une stratégie qui amène à la violence et la casse”, dénonce une syndicaliste étudiante
Suzanne Nijdam, présidente de la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), déplore la volonté d’Emmanuel Macron de ne permettre des manifestations qu’en périphérie de villes.
“Pour nous, c’est une stratégie qui amène à la violence et la casse”, lance-t-elle sur France Inter. “Le week-end dernier à Paris, les gens ne voulaient pas se rendre porte d’Italie pour un parcours qui a été annoncé à la dernière minute”, rapporte la syndicaliste.
“Les seuls moments où nos organisations ont pu envisager être reçus, c’est uniquement quand il y a eu de la casse et de la violence. Des années de mobilisation pacifiques et ça n’a jamais abouti à quoi que ce soit à part du mépris. C’est une légitimation politique de la violence et il faut l’entendre aussi.”
“On est loin d’être satisfaits”: les syndicats de lycéens ne “visualisent” pas la mise en place des annonces gouvernementales
“C’est un premier pas, mais on est loin d’être satisfaits.” Anaïs Ella, membre du syndicat Les Lycéens, rappelle sur France Inter que plusieurs de leurs revendications n’ont pas été entendus.
“On n’a eu aucune ouverture en fac. (…) En calculant, on voit aussi qu’il faudrait peut-être aussi un peu plus de professeurs, et ouvrir des classes”, liste-t-elle.
Et d’ajouter: “on ne visualise pas trop comment tout ça peut se mettre en place.”
Pas de budget, “pas de profs en plus”: Vincent Jeanbrun appelle les parlementaires à trouver un accord sur le projet de loi de finances 2027
Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville, appelle les parlementaires à trouver un consensus autour du budget 2027 pour pouvoir mettre en place les mesures annoncées par le gouvernement hier, en réponse aux revendications de la jeunesse.
“Si on n’est pas capable au parlement de se mettre d’accord sur un budget, il n’y aura pas de profs en plus”, alerte-t-il sur franceinfo.
Les annonces pour la jeunesse devront “être financées par des efforts supplémentaires”, assure le ministre des Comptes publics
Les annonces gouvernementales aux revendications lycéennes devront “être financées par des efforts supplémentaires”, souligne David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics sur TF1.
Le “gros” des investissements est pour “les bâtiments scolaires et universitaires”, avec au total 5 milliards d’euros. “À côté de ça, dès 2027, c’est la création des 15.000 places dans l’Enseignement supérieur et le plafonnement de 28 élèves en seconde.”
“L’essentiel est de ne pas faire de promesses de dupes à la jeunesse”, lance-t-il, tout en soulignant qu'”un compromis pour la jeunesse, ça veut dire tenir notre déficit.”
Pour financer les annonces, “les mesures de lutte contre l’optimisation fiscale” déjà proposées par le gouvernement “pourront être renforcées” avance le ministre.
Les syndicats d’enseignants reçus par Édouard Geffray à 10h
Les syndicats d’enseignants sont reçus à 10h au ministère de l’Éducation nationale par Édouard Geffray, a appris BFMTV.
Sans nouvelles propositions du gouvernement, des appels à la mobilisation des lycéens dès la rentrée
“Si on n’obtient pas des changements concrets pour la vie des lycéennes et des lycéens, on appelle à la mobilisation” dès la rentrée après les vacances de la Toussaint, annonce le vice-président du syndicat Les Lycéens Louis Letoublon.
“On attend de nouvelles propositions de la part du gouvernement”, insiste-t-il.
Parcoursup, bâti scolaire… Des annonces encore “insuffisantes” selon le syndicat Les Lycéens
Après des semaines à demander l’abrogation de Parcoursup, les lycéens ont obtenu du gouvernement une refonte de la plateforme en 2027 et son remplacement en 2028.
“Sur 2027, ce sera clairement insuffisant”, réagit ce matin Louis Letoublon, vice-président du syndicat Les Lycéens sur France 2.
Quant au bâti scolaire, un plan de rénovation à 5 milliards a été annoncé. “Il faut qu’on parle avec les collectivités locales pour savoir si c’est suffisant, il me semble que c’est bien en deçà de ce qui avait été demandé.”
“Des arbitrages esthétiques”: le syndicat Les Lycéens encore plus dubitatif au lendemain des annonces gouvernementales
Louis Letoublon, vice-président du syndicat Les Lycéens, explique ce matin sur France 2 qu’après une nuit de travail à la suite des annonces gouvernementales en réponse aux revendications des lycéens, l’organisation “s’est rendu compte qu’un certain nombre des mesures annoncées n’étaient en fait que des arbitrages esthétiques.”
“Pour un certain nombre d’entre elles, elles ne coûtent quasiment rien au gouvernement. Par exemple, sur les BTS, on crée artificiellement des places”, souligne-t-il.
La loi “casseurs-payeurs” examinée au Sénat
Au cœur d’un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche dès aujourd’hui sur le projet de loi “casseurs-payeurs” et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.
Elaboré durant l’été, notamment pour répondre aux dégradations ayant suivi le sacre européen du Paris Saint-Germain, le jeu du calendrier parlementaire en fait un objet éminemment politique depuis les scènes de chaos du 17 octobre, où 2.201 commerces ont été vandalisés selon le décompte des chambres de commerce et d’industrie en France (CCI France).
Sébastien Lecornu en a fait une priorité des derniers mois précédant l’élection présidentielle, soucieux “d’avoir des outils nouveaux” pour “basculer de la réponse pénale à la réponse civile”.
Le texte devrait connaître un franc soutien à la chambre haute, dominée par une alliance entre la droite et les centristes.
Des rassemblements en hommage aux victimes de l’attentat de Trappes et contre le racisme hier
Des centaines de personnes se sont rassemblées hier soir, notamment à Lyon, à Marseille et à Paris, en hommage aux victimes de l’attentat raciste de Trappes vendredi. De nombreux politiques étaient présents, dénonçant la “banalisation de la haine” ainsi que le racisme et l’islamophobie en France.
Jean-Luc Mélenchon a appelé à La Courneuve à “ne pas regarder ailleurs” et à “ne pas pardonner”.
“Celui qui tue est responsable de son crime, ceux qui banalisent la haine ne peuvent s’exonérer de la leur. Il faut refuser que la haine devienne une opinion comme une autre”, a également déclaré le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet (Les Écologistes), avant une minute de silence.
La manifestation du 31 octobre maintenue malgré les réponses du gouvernement aux revendications lycéennes
Bonjour et bienvenue dans ce live dédié à l’actualité politique et sociale en France.
Après des semaines de mobilisation, le gouvernement a enfin apporté des réponses aux revendications des lycéens et des étudiants. Édouard Geffray et Philippe Baptiste ont notamment annoncé le remplacement de Parcoursup, des classes réduites en seconde et un plan de rénovation du bâti scolaire.
Des annonces qui n’ont pas entièrement convaincu l’intersyndicale jeunesse, qui continue à appeler à la mobilisation pour le 31 octobre prochain.