DIRECT. Manifestations du 24 octobre: un conseil de défense en cours autour d’Emmanuel Macron

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Lyon, Marseille, Nantes… Des interdictions de manifester attaquées en justice, plusieurs audiences prévues aujourd’hui

Les manifestations dans plusieurs villes seront-elles finalement autorisées in extremis par la justice? Plusieurs organisations syndicales et associations ont travaillé, une partie de la nuit, pour pouvoir attaquer, en urgence devant la justice administrative, les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations. Des audiences vont donc se tenir dès aujourd’hui:

  • 13h45 au tribunal administratif de Lyon pour contester l’interdiction de manifester dans toute la ville.
  • 14h au tribunal administratif de Marseille pour contester l’interdiction de manifester dans toute la ville
  • 14h au tribunal administratif de Nantes pour contester l’interdiction de manifester dans toute la ville du Mans jusqu’à mardi prochain.
  • 14h au tribunal administratif d’Orléans pour contester l’interdiction de manifester dimanche, en marge du congrès du RN.

Comme le prévoit la procédure, les associations vont demander aux juges administratifs de suspendre les arrêtés. Les préfets vont envoyer leurs services juridiques pour se défendre. Les décisions vont être rendues dans la foulée.

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Pas de report pour OM-Le Havre, le match de Ligue 1 maintenu à son horaire initial

Selon les informations de RMC Sport, le match entre l’Olympique de Marseille et Le Havre, comptant pour la huitième journée de Ligue 1, est maintenu ce dimanche à son horaire initial, 17h15.

Alors que le match de clôture de la huitième journée de Ligue 1 entre le PSG et l’OL, prévu dimanche soir (20h45), pourrait être reporté en raison de la forte mobilisation policière durant le week-end, Ligue 1+ avait envisagé de déplacer l’affiche entre l’OM et le Havre en soirée à la place de ce choc.

28 millions d’euros de dégâts: le maire de Marseille refuse de faire payer la facture des casseurs aux Marseillais et juge que la place des voyoux “est en prison”

Benoît Payan estime ce matin sur LCI que “l’État doit payer jusqu’au dernier centime” des dégradations survenues à Marseille le week-end dernier.

“Ça n’est pas aux Marseillais, qui paient des impôts, de payer les carences de l’État. Ça va nous coûter des millions d’euros. On en est à 28 millions d’euros (de dégâts, NDLR)”, rapporte-t-il.

Il poursuit: “Quant aux casseurs, leur place, elle n’est pas dans la rue. (…) Je les ai vus entrer dans ma mairie et ressortir libres”, fustige-t-il.

Nathanaël Combary “salue” la décision d’Emmanuel Macron de recevoir les organisations lycéennes et espère “des réponses claires”

Le président du conseil d’administration de “Renouveau lycéen”, reçu tout à l’heure par Emmanuel Macron avec d’autres organisations lycéennes, “salue d’être reçus à l’Élysée” et ce qu’il considère être comme “une autre avancée dans la mobilisation” lycéenne.

Celui-ci espère y recevoir “des réponses claires” sur leurs revendications, sans quoi “on n’avancera à rien”. Par ailleurs, Nathanaël Combary “appelle tous les lycéens à se mobiliser pacifiquement” ce week-end “et sans violence”.

“On a besoin de garder un rapport de force avec le gouvernement, juge ce dernier.

Le conseil de défense a débuté à l’Élysée autour d’Emmanuel Macron

Le conseil de défense autour du président de la République a débuté. Des “décisions supplémentaires” en matière de sécurité sont attendues, après les couvre-feux et interdictions de manifester prononcés cette semaine.

“Je suis président d’un parti”: Nicolas Dupont-Aignan regrette de ne pas avoir été invité à la réunion entre Sébastien Lecornu et les partis politiques

Le candidat Debout La France à l’élection présidentielle, qui rappelle sur BFMTV-RMC être “président d’un parti”, regrette de ne pas avoir été invité à la réunion entre Sébastien Lecornu et les partis politiques organisée hier.

“Je n’existe pas pour eux, j’ai l’habitude. J’ai des choses à dire, mais pourquoi on ne me reçoit pas? Parce que je suis différent des autres”, estime-t-il.

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Face à la volonté d’autodéfense des commerçants, Nicolas Dupont-Aignan juge que “c’est le début d’une guerre civile”

Barricades de commerces, commerçants qui s’arment et sont prêts à se défendre eux-mêmes face aux dégradations… “C’est le début d’une guerre civile, faute du rôle de l’État”, juge Nicolas Dupont-Aignan.

Le président de Debout la France et candidat à la présidentielle estime qu’Emmanuel Macron “a laissé le pays dans le chaos”.

Nicolas Dupont-Aignan appelle Emmanuel Macron à partir “avec honneur” plutôt que de “semer le chaos dans le pays”

Le président de Debout la France et candidat à la présidentielle appelle, sur BFMTV-RMC, Emmanuel Macron à démissionner. “La décence serait que le président de la République s’en aille un peu plus tôt et qu’on accélère l’élection présidentielle, mais il ne le fera pas, il va s’accrocher jusqu’au bout, il va semer le chaos”, juge-t-il.

Selon Nicolas Dupont-Aignan, “tous les Français le pensent, il doit partir, avec honneur. Le général de Gaulle quand il a perdu un référendum il est parti, lui il a perdu les élections législatives, quand même”.

“Sa seule personne insupporte des dizaines de millions de Français, est-ce qu’il va partir en ayant semé le chaos dans le pays ou avec un peu d’honneur?”, interroge l’élu.

Nicolas Dupont-Aignan juge “stupide” d’interdire les manifestations non syndicales décidées par Emmanuel Macron

“C’est stupide”. Le président de Debout la France et candidat à la présidentielle fustige, sur BFMTV-RMC, la décision d’Emmanuel Macron annoncée hier d’interdire toute manifestation de personnes “non-légitimes”, donc non déclarées par les syndicats.

“Oui à des tracés, oui à l’encadrement, mais les mesures sévères doivent toucher les gens qui violent la loi républicaine et pas les honnêtes gens”, juge-t-il.

Il poursuit: “interdire tout c’est le meilleur carburant pour tous ceux qui veulent récupérer et instrumentaliser le désordre”.

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Nicolas Dupont-Aignan juge qu’Emmanuel Macron fait “tout, tout seul” et dénonce sa “politique du mépris”

Le président de Debout la France et candidat à la présidentielle juge, sur BFMTV-RMC, “qu’il était temps” qu’Emmanuel Macron reçoive les lycéens en colère, ce qu’il fera cet après-midi à l’Élysée.

“Le président fait tout, tout seul”, juge toutefois Nicolas Dupont-Aignan qui s’interroge. “La question, c’est pas simplement de les recevoir, mais d’entendre des revendications souvent de bon sens”.”

“Ça fait dix ans que la seule politique menée, c’est celle du mépris”, tranche-t-il.

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État d’urgence: Gabriel Attal juge que “si la situation n’est pas rétablie” après les manifestations demain, “il faudra le déclarer”

Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle juge, ce matin sur France 2 que “quand on ne peut pas manifester, ou que les manifestations donnent des scènes terribles comme la semaine dernière, dans les deux cas c’est un aveu d’échec”.

Déclarer l’état d’urgence? “Ce n’est pas le choix qui a été fait”, constate l’ancien Premier ministre. “On verra ce qu’il se passera demain, si la situation n’est pas rétablie, évidemment qu’il faudra le déclarer”, avance Gabriel Attal.

Les transports en commun marseillais finalement maintenus samedi, ils rouleront “en fonction de la situation d’ordre public du moment”

Les transports en commun circuleront “comme à l’accoutumée” samedi à Marseille, après l’abandon de la suspension de leur service, annonce ce matin dans un communiqué la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Ceux-ci rouleront toutefois “en fonction de la situation d’ordre public du moment”.

“La proposition formulée par le préfet du département des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, de suspendre pour 24 heures, sur la journée de samedi 24 octobre, les transports en commun, n’a pas réuni le consensus nécessaire pour sa mise en œuvre”, écrivent les autorités.

Marine Tondelier dit “ne pas reconnaître” la France après les interdictions de manifestations

“Je ne reconnais plus mon pays”. La secrétaire nationale Les Écologistes et candidate à l’élection présidentielle dit sur RTL “craindre le pire” et fustige la réaction du gouvernement.

“Ils n’entendent rien, ils ne comprennent pas ce qu’il se passe dans ce pays, chaque jour qui passe, ça va leur coûter beaucoup plus cher”, estime-t-elle.

Marine Tondelier raconte avoir rencontré les commerçants touchés à Paris le 17 octobre. “Ils m’ont dit ‘à 18h, la police a disparu pour aller protéger l’Élysée parce que rien n’avait été préparé, tout le monde a disparu, en dix minutes tout est parti hors de contrôle'”.

La secrétaire générale de la CFDT juge que ce n’est pas à Emmanuel Macron “de décider qui est légitime de déposer un parcours de manifestation”

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, estime sur TF1, après la décision du président de la République de vouloir interdire toute manifestation non syndicale ces prochains jours, que ce n’est “pas le moment de faire des ajustements de cette nature”.

“Ce n’est pas tout à fait ce que dit le droit (…), nous sommes en période de grande crise”, juge-t-elle.

“Il faut regarder au cas par cas, ce n’est pas au président de décider qui est légitime de déposer un parcours de manifestation”, affirme la secrétaire générale de la CFDT.

Des élèves policiers volontaires déployés en renfort lors des manifestations du 24 octobre

La direction de la police nationale a sollicité les écoles de gardiens de la paix, officiers et commissaires pour que les élèves policiers volontaires et en fin de formation, donc bientôt sortis d’école, viennent en renfort demain sur différents lieux du territoire, selon les informations de BFMTV.

Ils seront affectés sur différentes fonctions, selon leurs compétences et selon les besoins des chefs territoriaux: garde statique de bâtiment, tâche administrative en commissariat, afin de remplacer des policiers plus expérimentés qui seront déployés sur des missions plus sensibles, par exemple.

Mais ces élèves ne seront pas en première ligne, d’autant que la loi interdit spécifiquement depuis 2022 l’emploi d’élèves policiers sur du maintien de l’ordre ou du rétablissement de l’ordre.

Toujours selon nos informations, ils sont déjà au moins plusieurs dizaines à s’être portés volontaires. Ce n’est pas la première fois que des élèves en fin de formation sont sollicités en renfort, ce fut le cas pendant les Jeux olympiques ou pendant le Covid.

Plus d’informations ici.

Sébastien Lecornu attendu à Limoges, moins d’une semaine après l’incendie de l’hôtel de ville le 17 octobre

Sébastien Lecornu se rend à Limoges, particulièrement touchée par les violences du 17 octobre avec son hôtel de ville incendié.

Le Premier ministre a annoncé le lendemain du drame que “toute la lumière devra être faite sur les conditions dans lesquelles ces actes ont pu être commis. (…) Les responsabilités des auteurs, de leurs complices et le rôle des militants de l’ultragauche devront être précisément établis”.

“Aucune violence ne saurait trouver d’excuse dans une revendication politique”, arguait le chef du gouvernement.

Emmanuel Macron en déplacement auprès des forces de l’ordre

Alors que beaucoup redoutent des affrontements au moins aussi violents que la semaine dernière lors des manifestations, demain, du 24 octobre dans le pays, Emmanuel Macron apportera aujourd’hui son soutien aux forces de l’ordre.

Le chef de l’État effectuera un déplacement auprès des forces de l’ordre, a fait savoir l’Élysée, sans plus de précisions.

Jeudi, il a réclamé “la plus grande dureté” contre “les actes de délinquance”, accusant les groupes “d’ultragauche” d’avoir cherché à “faire tomber la République” le week-end dernier.

Les lycéens reçus au palais de l’Élysée

À 15h, Emmanuel Macron rencontrera les organisations lycéennes à l’Élysée, pour “écouter les revendications et inquiétudes des représentants lycéens” selon la présidence de la République, devançant son Premier ministre qui doit les recevoir lundi.

“Nous lui présenterons nos revendications qui sont toujours les mêmes”, le bâti scolaire et la refonte de Parcoursup, a réagi auprès de l’AFP Nathanaël Combary, président du Renouveau lycéen et militant du parti présidentiel Renaissance.

Pierre Sourzat, à la tête de l’organisation Les Lycéens, ne cache, lui, pas son scepticisme. “Il va nous écouter, il va faire semblant de nous avoir compris et puis après il n’y aura pas de suite”.

Le gouvernement a promis de prendre en compte leurs doléances déposées sur une plateforme en ligne qu’il a lancée début octobre.

24h avant le retour des manifestations, Emmanuel Macron va prendre des “décisions supplémentaires” en matière de sécurité

Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct consacré à l’évolution de la colère sociale dans le pays, à 24h de ce qui s’annonce comme une nouvelle journée très tendue dans le pays avec les manifestations du 24 octobre.

Samedi dernier, des scènes de pillages, de dégradations et d’affrontements sont venues entacher la très forte journée de mobilisation des Français dans tout le pays.

Emmanuel Macron présidera justement à 9h un conseil de défense où des “décisions supplémentaires” en matière de sécurité sont attendues, après les couvre-feux et interdictions de manifester prononcés cette semaine.



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